On a mis les voiles

Iran | Du 21 février au 13 mars

Prologue : dernier jour en Arménie 

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Dernière goutte d’alcool et dernière vague de froid
Notre dernier jour en Arménie est particulièrement glacial. La veille au soir, nous avons heureusement trouvé refuge dans la guérite d’un gardien d’église à Artashat. Mais au petit matin, nous ne sommes pas au bout de nos peines : il fait – 21 degrés et nos cheveux gèlent en quelques secondes.

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Par chance, nous n’attendons pas bien longtemps notre première voiture. Gevorg, notre chauffeur, est le patron d’une fabrique de cognac. Sans nous consulter, il nous emmène dans son usine prendre un petit-déjeuner fortifiant suivi d’une dégustation de cognac tout aussi fortifiante.

En nous raccompagnant, il nous offre à chacune une bouteille de son précieux cognac. Nous nous empressons de trouver une poste pour envoyer le tout avant d’entrer en Iran, où l’alcool est interdit.

Parées pour l’Iran
Le passage de la frontière entre l’Arménie et l’Iran est des plus dépaysants : en un jour nous gagnons 40 degrés. Les montagnes enneigées laissent place au désert de sable, tandis que nos bonnets sont vite remplacés par le hijab. 

Keshmesh et Tourmeh
En Iran, chacune de nos courses est accompagnée d’une tasse de thé, de raisins secs (keshmesh) et de graines de tournesol (tourmeh) dont on a compris trop tard qu’il ne fallait pas manger la coque. Nous profitons en même temps des magnifiques paysages de montagne et de désert que traversent les routes iraniennes.

L’autostop ne semble pas très répandu en Iran : de tous nos conducteurs Iraniens, seul un en connaissait le concept. Pour nous épargner d’interminables conversations mimées, Fatemeh, l’une de nos hôtes, nous rédige un petit texte explicatif en farsi, que nous montrons aux chauffeurs qui s’arrêtent.

Toit toit mon toit
À Yazd, notre ville préférée, nous demandons aux habitants si nous pouvons poser la tente sur leur toit. Une famille accepte de nous ouvrir sa porte et nous nous retrouvons sur un toit avec une vue au-delà de nos espérances sur la mosquée de Yazd.

Le lendemain, nous retentons l’expérience à Kashan, mais nos recherches ne s’avèrent pas aussi fructueuses : Vazihah, une jeune Afghane, nous offre d’abord son toit pour la nuit. Le campement installé, nous sommes malheureusement contraintes de plier bagage, car la famille de Vazihah redoute trop les réactions du voisinage. Nous relançons donc nos recherches et tombons sur une famille iranienne très aisée. Nous remontons la tente sur leur toit et nous apprêtons à dormir, mais le père de famille, de retour du travail,  insiste à tout prix pour nous faire dormir dans le salon. Il ne comprend pas que nous puissions préférer dormir sur son toit avec la vue sur Kashan. Devant son insistance, nous finissons par céder. La tente est défaite pour la deuxième fois de la soirée.

Tehran by night
A Tehran, nous retrouvons les deux Iraniens que Maëlle avait accueillis à Paris pour le nouvel an, Erphan et Mehdi. Ils nous font découvrir Téhéran de nuit.

Pique-nique bucolique
Erphan, notre ami iranien, nous emmène en voiture faire un pique-nique à l’iranienne sur la route de Chaloos : kebab-barbecue, yaourt à boire (dough) et crudités agrémentent ce délicieux déjeuner dans les montagnes.

Des hooligans à Teheran
Chez Mehdi, c’est soirée foot. Au programme, le match PSG-Barça. Nous voyons le PSG prendre la piquette, et à défaut de bière, c’est dans le thé que nous trouvons le réconfort. 

La maison rouge
A Chaloos, nous rencontrons Mohammad Ali, notre premier chauffeur francophone du voyage. Professeur de droit international à l’université de Teheran, Mohammad Ali vient d’acheter une petite maison rouge pré-fabriquée qu’il s’apprête à poser sur son terrain, la « earth » comme il l’appelle. En attendant, la maison rouge repose sur le trottoir d’en face, et nous avons le privilège de pouvoir y poser la tente le soir même.

L’échec du visa turkmène
Notre itinéraire a bien failli changer : nous avons décidé de demander le visa de transit turkmène pour rejoindre le Kazakhstan par la terre, plutôt que de passer par la mer Caspienne. Il s’en est fallu de peu pour que nous puissions traverser la dictature qui refuse plus de visas touristiques que la Corée du Nord : après deux semaines d’attente, notre visa de transit est refusé. A défaut de pouvoir vous présenter des photos du Turkménistan, voici une sélection de photos affichée dans son ambassade à Teheran :

La nuit dans un village avec Bibi
A Persepolis, nous rencontrons Sadegh,  qui nous invite chez sa soeur Sahar à Marvdasht puis chez sa grand-mère Bibi. Celle-ci habite un petit village de quelques maisonnées sommaires, perdu dans les montagnes. Nous y passons la nuit, pour y déguster un kebab cuit au feu de bois par Bibi et jouer avec Sadegh, Sahar et son mari Ali au shifumi local « Mir, Sepaye, Patou » .

Pour finir, voici une sélection de photos des amis iraniens rencontrés sur la route. Un grand merci pour leur hospitalité et leur générosité sans faille !

Pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus par l’Iran, ci-dessous quelques photos :

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Et enfin, pour vous donner l’eau à la bouche, voici des tablées à l’iranienne et leurs mets délicieux :

Nous voici désormais au Kazakhstan, on vous raconte très vite l’Azerbaïdjan et la traversée en bateau de la mer Caspienne !

7 réflexions sur “On a mis les voiles

  1. Juste un petit clin d’oeil à toutes deux et une grande admiration pour ce voyage merveilleux et courageux que vous avez entrepris. Je suis votre épopée de loin en loin mais à chaque fois devant mon ordi c’est une évasion incroyable !! Les grands voyages sont intérieurs !!! 😀 Continuez, prenez soin de vous et régalez nous encore de ces magnifiques échanges, paysages et commentaires ! Bon vent à toutes deux et Mille bisous à Alix !
    (Ah oui au fait, c’est Véro ! la coucousine de Stéphane !! :):):)

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  2. Coucou les filles ! On est sur le canapé avec Juju, et on fait découvrir votre blog à Maman qui est de passage. Elle est « éberluée de tant de courage, d’initiative et de soif de découverte » ! (et moi, je rajoute votre bonne humeur incassable !)

    Juju est juste déçue pour vous, que vous n’ayez pas pu planter la tente sur le toit à Kashan 🙂

    On vous embrasse, et on vous souhaite bonne nuit à l’heure française !

    қайырлы түн !!!

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