Tous les chemins mènent à Brindisi

Paris-Brindisi | Du 8 au 16 janvier

A l’heure d’embarquer sur notre ferry pour Patras en Grèce, il est temps de vous donner un aperçu de cette première semaine.

Après un départ matinal depuis la Place de la Nation (Paris), nous avons atteint le talon de la botte italienne. Quelques statistiques à se mettre sous le pouce : plus de 2200 kilomètres en autostop, au moins 10 heures d’attente le pouce levé, 30 généreux chauffeurs et autant de précieuses rencontres. Ci-dessous quelques épisodes marquants.

Bonne nuit les petits
Chaque nuit a apporté son lot de découvertes : une première nuit à Lyon chez Baptiste et Fabienne a placé le voyage sous les meilleurs auspices. Nous nous sommes régalées d’une raclette, et Maëlle a été sacrée reine de la galette.

Notre étape à Marseille nous a laissé entrevoir le mirage d’un éternel été dans le Sud. Illusion très vite levée dans les jours qui ont suivis :

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Notre couchsurfing à Pise chez Ali a confirmé notre attirance pour l’Iran : originaire de Gorgan, dans le Nord du pays, Ali a parfaitement illustré l’hospitalité du peuple iranien. Ali خیلی ممنون !

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Notre tente a été notre refuge lors des autres nuits : face à la mer, elle a résisté à un typhon force 8 à Santa Marinella.

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Dans les bois, sous le soleil couchant de la banlieue de Rome :

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La nuit dernière, nous nous sommes passées des services de notre tente et avons élu domicile derrière les étagères d’une station service. Au petit matin, l’employé de la cafétariat pris de pitié à la vue de nos sachets de café solubles (un affront dans le pays de l’espresso) nous offre un petit-déjeuner gourmand : cappuccino bien chaud et croissant au Nutella. Un délice ! Ce même employé, très attentif à notre bien-être, nous avait réveillées à 4 heures du matin en vociférant « Brindisi Brindisi » : il nous avait dégoté un chauffeur qui s’y rendait au beau milieu de la nuit.

A chaque conducteur sa manière de conduire
La palme de la plus grosse contravention évitée revient à Antonio et Sabino. Nos discussions allant bon train, notre chauffeur loupe l’entrée de l’aire d’autoroute et entreprend de rentrer par la sortie sous l’œil des policiers malheureusement présents. Les négociations avec eux portent leurs fruits puisqu’Antonio évite de justesse 4000€ d’amende et un retrait de permis.

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Fast and furious avec Sabino et Adriano

L’auto-stop ou l’art de garder espoir
Un chauffeur a sans doute pris peur face à notre enthousiasme débordant puisqu’après avoir accepté de nous conduire, celui-ci déguerpit alors que nous courrons récupérer nos sacs.

L’instant petit gourmet
Les souvenirs des copieux repas de Noel sont bien lointains :  nous retrouvons le goût des choses simples et nous régalons de pain rassis et de croûtes de fromage.

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Un cadeau insolite
En quittant la ville de Gaeta, deux Tunisiens vendeurs de carottes acceptent de nous conduire jusqu’en banlieue de Naples. Nous sommes d’abord perplexes à la vue des deux bottes de carottes au fond du coffre, songeant que la marchandise est bien maigre. Mais notre chauffeur dément rapidement en nous montrant fièrement des vidéos de sa gigantesque plantation de carottes. Il insiste même pour nous offrir les dites-bottes au moment de nous quitter !

Prochain épisode : traversée de la mer Adriatique pour atteindre Patras. On espère n’être pas trop patraques sur le ferry.

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2 réflexions sur “Tous les chemins mènent à Brindisi

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